Voilà qui va mettre du baume sur le coeur des médecins et des patients du CHPLT, mis à rude épreuve ces derniers temps. En effet, on a cru que le service diagnostic de l'hôpital verviétois allait y rester. Mais la potion miracle vient d'être découverte.
Fin juillet, on en était au stade de l'alerte presque rouge. Au cabinet Demotte, on confirmait ne pas avoir changé d'un iota le texte d'un arrêté qui était au centre de bien des débats depuis un an et demi.
Sa mise en application stricte aurait pu avoir des conséquences importantes pour le CHPLT: il aurait pu perdre la coronarographie, qui permet de visualiser les artères proches du coeur, dès le 1 er janvier prochain.
Textes épluchés
Depuis, les textes sont parvenus dans les staffs des hôpitaux. Et après un examen serré, le Bureau permanent du Conseil d'administration du CHPLT a déduit qu'il était possible d'étendre la convention d'association qui l'unissait au CHU de Liège, ce qui permettrait à Verviers de réaliser « non seulement le cathétérisme diagnostique mais aussi le cathétérisme interventionnel et la chirurgie cardiaque. »
Ce qui signifie que non seulement, on pourrait constater les problèmes (avec le B1, soit le diagnostic), mais aussi poser des stents, espèces de ressorts qui dilatent les artères posant problème (B2) et - mieux encore - pratiquer la chirurgie cardiaque.
Des contacts pris par le bourgmestre de Verviers, Claude Desama, qui préside en outre le conseil d'administration du CHPLT, et le directeur général, Philippe Doppagne, avec le cabinet du ministre Demotte ont confirmé la pertinence de l'analyse du bureau permanent, explique-t-on au CHPLT.
Pas de recours
En conséquence de quoi, les autorités de l'hôpital ne jugent pas utile de se joindre à d'autres établissements hospitaliers pour introduire un recours auprès du Conseil d'État contre les arrêtés dits Demotte.
Tout bon pour le CHPLT où le Dr Degauque expliquait, fin juillet, que posséder le B1 n'était pas intéressant, si l'on ne disposait pas en outre de l'agrément pour le B2.